
Kisumu et le lac Victoria
Le Kenya n’est pas seulement un pays où faire des safaris. La vie des cités y est intéressante et celle des villages de pêcheurs est un excellent moyen d’accéder à la sérénité, pour qui sait apprécier la lenteur d’une balade en pirogue.Lors d’une balade sur le lac Victoria, au rythme du clapotis des vaguelettes, mille choses surprenantes viennent faire l’éloge de la lenteur. Naturellement pressé, je me suis fait surprendre par ce qu’une progression silencieuse et tranquille peut offrir à un oeil curieux… La vie du lac offre à un Européen une surprise par minute. Le travail des pêcheurs, les oiseaux, les hippopotames, les activités des riverains, l’immensité du lac, la flore, les arbres, de bizarres végétaux , tout est sujet à mille questions. On est très vite dans un état d’émerveillement paisible. Cet état physique et mental est propice à une vision nouvelle de ce qui nous unit à une nature si belle mais aussi si fragile, même à l’endroit exact, supposé préservé, où passe la ligne imaginaire de l’équateur.
Le Lac Victoria malade
68 000 km2 d’eau douce ! Cela fait du Lac Victoria le second plus grand lac au monde. Pourtant celui-ci est malade. La combinaison de facteurs favorables à la pêche , mais également aux cultures vivrières et à l’élevage , a provoqué une forte démographie et même une immigration locale bien compréhensible . Les métiers de la terre y sont rendus simples car les terres sont d’une très bonne fertilité. La pluviosité est suffisante et la proximité du lac permet, en outre, d’exploiter des eaux extrêmement poissonneuses … Le problème, c’est que l’équilibre de la nature est parfois fragile… j’allais dire, tout le temps fragile. Dans les années 50, trois espèces non-endémiques qui n’avaient pas de prédateurs majeurs ont été introduites : La perche du Nil, le tilapia du Nil et le cyprinidé argenté, appelé encore mukene ou dagaa. Cette introduction de nouvelles espèces à provoqué la disparition de deux cent espèces indigènes. Mais comme un accident n’arrive jamais seul, l’agriculture a généré beaucoup de sédiments qui rendent les eaux du lac un peu troubles mais surtout, a changé l’équilibre de celles-ci. Le drainage de zones marécageuses en Ouganda, permettant l’urbanisation des rives, la culture du papyrus , l’industrie de la fabrication de briques ont renforcé la pollution du lac dont l’eau, potable auparavant, nécessite désormais d’être traitée. Pour finir, les eaux finissent par manquer d’oxygène ce qui est très négatif pour la faune.En effet, des amas végétaux et des algues prolifèrent et parfois flottent en amas complexes sur le lac … Cela pourrait ne pas être gênant, mais cette biomasse finit par se décomposer au fond du lac et par consommer l’oxygène de celui ci . En outre, les eaux de ruissellement, par apport de limons et d’engrais, favorise le développement de certaines algues envahissantes et nuisibles. C’est le principe de l’eutrophisation…. Est-il encore temps de guérir ce cadeau de la nature, ce trésor providentiel ? … Ce n’est pas l’eau qui est rare sur Terre … c’est l’eau douce !!!
Wangechi ft Kaki
J’ignore tout de la notoriété de cette artiste. Le faible nombre de vues de la vidéo semble indiquer que la musique qu’elle défend ne fait pas l’unanimité dans son pays. En revanche, je trouve son titre très bien produit et très agréable. J’imagine qu’il a été fait sans gros moyens. J’aime le clip qui permet de voyager au Kenya entre modernisme mesuré et traditions ancestrales … C’est donc elle que j’ai envie de vous faire découvrir… Si vous faites des recherche sur internet, vous tomberez sur Wangechi Mutu qui est une peintre réputée à la double nationalité kenyane et américaine et qui n’a sans doute rien à voir avec la jeune chanteuse … Autre titre de « soft rap » qui mérite une oreille attentive : Fena & Wangechi « They don’t know«
Bedslum
Subway
Bedslum est un groupe de pop-rock de Nairobi. Une sorte de mélange kenyan très réussi, inspiré de U2 et des Rembrants …La voix du chanteur rappelle un peu celle d’Adam Duritz, chanteur de l’excellent groupe américain Counting Crows
Nairobi
Ville étape de mon voyage. Une étape strictement technique. Une étape trop longue pour ne pas dormir quatre ou cinq heures dans un hôtel, et trop courte pour risquer la moindre aventure insensée … Grande frustration …













































































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